Revue de littérature du 18 juillet

Traduction française des WCAG 2.1

C'est officiel, la traduction du Web Content Accessibility Guidelines 2.1 en français est en ligne depuis la 11 juillet 2022, publié par le W3C.

Cette traduction a été coordonnée par Access42, scop spécialisée dans l'accessibilité numérique.

https://www.w3.org/Translations/WCAG21-fr/ 

Rapport de prospective stratégique 2022 de la Commission Européenne

La Commission Européenne a adopté fin juin le rapport de prospective stratégique 2022 intitulé « Garantir le couplage des transitions verte et numérique dans le nouveau contexte géopolitique ». 

L'INR nous éclaire sur ce rapport qui dénombre dix domaines d'action clés pour accélérer, maximiser les synergies et réduire les risques des deux transitions :

  1. Renforcer la résilience et l'autonomie stratégique ouverte dans les secteurs essentiels à la double transition
  2. Renforcer la diplomatie verte et numérique
  3. Gérer de manière stratégique l'approvisionnement de matériaux critiques et de produits de base
  4. Renforcer la cohésion économique et sociale
  5. Adapter les systèmes d'éducation et de formation à une réalité technologique et socio-économique en mutation rapide et soutenir la mobilité de la main-d'œuvre entre les secteurs
  6. Mobiliser des investissements supplémentaires dans les nouvelles technologies et infrastructures
  7. Élaborer des cadres de suivi pour mesurer le bien-être au-delà du PIB et évaluer les effets favorables de la transition numérique et son empreinte carbone, énergétique et environnementale globale.
  8. Garantir un cadre réglementaire à l'épreuve du temps pour le marché unique qui soit propice à des modèles d'entreprise et à des modèles de consommation durables
  9. Renforcer une approche globale de la normalisation et tirer parti de l'avantage de l'UE, en tant que pionnière, en matière de durabilité compétitive, axée sur le principe de «réduction, réparation, réutilisation et recyclage».
  10. Promouvoir un cadre solide en matière de cybersécurité et de partage sécurisé des données

Le post Linkedin de l'INR
Le rapport de la Commission Européenne

Visio conférence et impact carbone

Léa Cros, Graphiste & illustratrice, nous a résumé sur Linkedin une étude mené par Greenspector sur le sujet en analysant consommation d'énergie et données échangées lors de l'utilisation des différents outils.

Voici quelques chiffres :

  • En moyenne, une minute de visioconférence avec les caméras activées consomme 39% plus d'énergie qu'avec les caméras éteintes ! (on favorise donc l'audio uniquement, quand c'est possible)
  • En moyenne, ce serait Google Meet qui aurait le plus faible impact carbone (0,164 gEqCO2) contre par exemple Zoom (0,210gEqCO2) ou carrément Discord (plus de 0,420gEqCO2).

Ce chiffre prend en compte la consommation d'énergie, de donnée, les "mètres parcourus", le taux d'usure sur la batterie, sur le téléphone, ...

L'étude de Greenspector

Concevoir pour rester en dessous de 2° C - Jean Marc JANCOVICI

Notre addiction à la consommation d'énergie influe fortement sur le réchauffement climatique qui impacte à son tour fortement notre vie au quotidien. Comment limiter le réchauffement climatique et nous rendre résilients face à la raréfaction énergétique fossile. Qu'est-ce que cela signifie de concevoir dans ce contexte ?

Green AI : l’intelligence artificielle responsable est aussi frugale

La prise en compte des enjeux environnementaux n'est plus une option. Mais comment concilier innovation technologique et frugalité ?

Un équilibre à trouver entre performance et frugalité

Bien sûr, la sobriété numérique repose sur des actions concrètes. Elle se démontre, et par conséquent se mesure.
Le numérique est source d’émissions de CO2 – mais aussi contributeur à la réduction de l’impact environnemental dans de multiples domaines,  L’intelligence artificielle ne fait pas exception. Que ce soit pendant leur apprentissage ou leur exécution, les modèles d’intelligence artificielle consomment de l’énergie.
L’adoption de l’intelligence artificielle est amenée à croître très fortement ces prochaines années. 
Il est donc crucial de concevoir des systèmes d’IA les moins énergivores possibles. Car l’IA peut être frugale et ainsi participer aux efforts de sobriété numérique des entreprises. Cela nécessite cependant de la volonté, mais surtout des actions comme de la méthode. Même si le sujet reste émergent, il convient dès à présent d’adopter des bonnes pratiques.

A défaut, le Green AI ne sera qu’un acronyme de plus sur le marché et les discours du green washing.

L’éthique de l’IA embarque la consommation énergétique

L’impact environnemental de l’IA est un paramètre à prendre en compte. Ce n’est pas le seul. Le Green AI se range dans une démarche plus globale qui est celle de l’intelligence artificielle responsable. Et la responsabilité s’apprécie et se met en œuvre à plusieurs niveaux et durant les différentes phases d’un projet.
Pour cela, il est indispensable que la prise de conscience s’opère auprès de tous les acteurs de la chaîne de conception de l’IA, Data Scientists et Data Engineers, mais aussi chefs de projet et sponsors business. Pour l’intelligence artificielle, la frugalité dans son acceptation la plus large intervient dès les étapes d’idéation et de qualification.

Une approche responsable du développement de l’IA a également à cœur d’éviter de reproduire certaines dérives liées à l’exploitation massive des données personnelles. L’IA responsable minimise aussi les externalités négatives et s’efforce de limiter et corriger les biais. Les comités d’éthique sont un des moyens de prendre en compte ces différents enjeux et de mettre en place des contrôles efficaces. La frugalité énergétique de l’IA rejoint le sujet de l’éthique sur un autre aspect : la performance ou plus précisément son arbitrage. Un modèle plus complexe peut générer un gain de performance. En contrepartie, l’explicabilité se dégrade. Il en va de même en ce qui concerne la consommation d’énergie.

Deep Learning ou Machine Learning : un arbitrage responsable

La complexité rime avec émissions accrues de CO2. . Le Deep Learning n’est pas la panacée pour les Data Scientists, qui cèdent parfois à la facilité en y recourant de façon systématique. Or, le Deep Learning s’avère trop souvent un gouffre énergétique, en particulier du fait des quantités astronomiques de données nécessaires à l’apprentissage. Et la disponibilité de la puissance de calcul (GPU et TPU) en encourage la pratique. L’application du Deep Learning se justifie pour des cas d’usage bien identifiés, comme la reconnaissance d’images, de la voix, ou du langage. 

La tendance consistant à recourir sans recul aux réseaux de neurones pour des typologies de données simples et structurées, soit l’immense majorité des cas d’usage en réalité, est une gabegie. Producteurs et consommateurs d’IA ont un rôle à jouer en choisissant d’investir en amont du temps et des ressources, notamment dans le choix et la préparation des données.

Si les entreprises ne peuvent se passer de l’IA (dès lors qu’elle est utile), elles ont en revanche pour responsabilité d’en réduire les impacts, y compris environnementaux.

Méthodologie et gouvernance d’une IA responsable

Se pose alors la question du comment ? Cela passe donc par la conception du modèle d’IA, le choix de sa typologie, mais aussi par des actions au niveau de son fonctionnement, comme la fréquence d’exécution d’une IA ou de son entraînement, ou encore de l’optimisation du code. 

Article écrit par Aurélie Gonçales, Manager Innovation spécialisée en IA et Green Data. 

Transition écologique et communication

A l’initiative d’Entreprises & Médias, du C3D (Collège des directeurs du développement durable) et de Sidièse (agence de communication dédiée aux enjeux de RSE), deux ateliers sur le thème « Transition écologique et communication » se sont déroulés en mars et avril 2022.

Objectifs : identifier les pratiques permettant une collaboration optimale entre les fonctions Communication et RSE et mieux communiquer sur les engagements RSE des entreprises.

Ce livre blanc restitue les principales conclusions des ateliers. Son ambition est d’apporter un éclairage sur les enjeux de cette collaboration fructueuse, d’offrir des pistes d’action et des outils concrets aux Directions de la Communication et de la RSE.

Télécharger le livre blanc